Le besoin de chauffer est généré par le besoin de compenser les fuites de chaleur. Donc, la chaleur nous échappe. Pourquoi ? Comment ? Lorsqu’une maladie est connue, il est parfois possible de l’éviter par quelques précautions, je vous propose ici de découvrir les causes de cette maladie.

Prenons une maison isolée, il fait froid dehors, et nous voulons avoir chaud dedans. A cet effet, nous avons allumé un poêle. Ce poêle chaud rayonne beaucoup, il émet des infrarouges captés par les éléments constitutifs de la maison, principalement les parois extérieures. Ces éléments, eux-mêmes chauds, rayonnent également. Par souci de simplicité, nous ne retiendrons que les rayonnements les plus intenses, donc ceux des éléments les plus chauds; le poêle émet des infrarouges et les parois extérieures les captent, ce qui les fait monter en température. Mon poêle chaud, au-delà du rayonnement, provoque la mise en mouvement des particules de l’air qui lui est proche, ce qui le dilate et le rend plus léger que l’air ambiant, par conséquent, il monte. Ce faisant, il rencontre les parois extérieures que sont les murs et le toit. Ces parois sont froides puisqu’il fait froid dehors. Par contact, elles prennent les calories puisque le chaud est toujours attiré par le froid, cet air se refroidit alors, se recontracte, redevient lourd et revient se faire chauffer. 

Le parement de mon mur extérieur est soit en contact direct avec les autres éléments de la paroi, soit séparé d’eux par quelques centimètres que l’on nomme faussement vide d’air et que personnellement je qualifie de filet d’air. Les calories reçues, soit du fait du rayonnement, soit par contact avec l’air chaud en convection, vont chercher à migrer vers l’extérieur. Les calories accumulées dans le parement vont donc migrer par conduction au-travers des éléments constituant la paroi. Plus elle migre vite et en grande quantité, plus il est nécessaire de chauffer afin de compenser les pertes. Ce phénomène est accentué par le fait que l’air intérieur est chauffé, donc dilaté. Les parois extérieures étant fixes, cet air ne peut pas s’expanser et il devient un gaz sous pression, pression certes très faible, mais suffisante pour amplifier la migration de l’air intérieur vers l’extérieur via les micro-fuites dues à des défauts d’étanchéité au vent. 

Nous venons de voir qu’une grande partie des émissions de calories est de type rayonnement et que ces calories migrent par conduction. Alors, ne faut-il s’intéresser qu’à ces deux points ou les privilégier ? Non ! N’hésitez pas à consulter d’autres articles parlant cette fois du traitement de la maladie !

Si vous souhaitez en apprendre davantage, je vous invite à visionner ma vidéo  sur ce sujet et à consulter mon ouvrage « Maison écologique, construire ou rénover », édité chez Terre Vivante. Vous pouvez aussi télécharger mon ebook (gratuit) depuis mon blog : “Le confort”

Crédit photos : Nikolai Aber de Pixabay

Claude Lefrançois


Après 30 ans dans le bâtiment, ancien charpentier, ancien constructeur, ancien maître d’œuvre, formateur dans le bâtiment, expert en analyse des bâtis anciens avant travaux, auteur de nombreux articles et d’un livre “Maison écologique : construire ou rénover” aux Ed. Terre vivante, auteur de 2 ebooks disponibles sur mon blog, je suis désormais retraité. Je mets mon temps disponible et ma liberté d’expression à votre service : j’observe et j’analyse, au besoin je dénonce ou émet des idées. Bonne lecture.

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