Certains pensent ou disent que Habitologue® est un nouveau métier… est-ce le cas ?
D’autres plébiscitent les approches et les activités des Habitologues®… ont-ils raison ?
D’autres encore mettent en doute leurs compétence, pour diverses raisons, soit à cause de leurs limites ou encore à cause d’un manque de formation… faut-il les croire ?
Cet article a pour vocation de clarifier et répondre à ces questions et beaucoup d’autres, telles que :
- s’inscrivent-ils dans la grande famille du bâtiment ?
- ont-ils déjà une expérience ou des pratiques liées à la construction ou à la rénovation de bâtis anciens ?
- ont-ils des acquis professionnels, de l’expérience personnelle dans la conception architecturale, la gestion de chantier, la construction ou réalisé des travaux en lien direct avec les chantiers, ont-ils fait des études d’ingénieur ou technicien du bâtiment, sont-ils issus de Bureaux d’Études… ?
- … ou, a contrario, pourraient-ils être issus d’activités éloignées du bâtiment et venir vers ce secteur d’activité à l’occasion d’une reconversion ?
- … et, la principale question, sont-ils des professionnels du bâtiment dignes de confiance ? Cette question en sous-tendant d’autres : « sont-ils fiables ? », « peut-on leur faire confiance ? »
Le rôle d’un Habitologue ®, en quelques phrases
Un habitologue met en tout premier critère la réponse aux attentes, aux préoccupations de l’occupant d’un habitat. En effet un même bâti peut être occupé et utilisé avec différentes attentes, à commencer par le fait que ce soit un habitat. On sait que de nombreux bâtiments changent de destination, entre autres des commerces, des ateliers, des locaux de stockage, des granges à usage agricole deviennent des habitats… et que penser de l’excès de plus en plus important de tertiaire inoccupé alors que nous connaissons une carence de logements ! Il est important d’en définir l’usage envisagé.
Une fois celui-ci défini, d’autres critères sont pris en compte par les Habitologues, ceux dépendant de chacun : recherche de confort à un niveau qui lui est propre, recherche de salubrité.
Un Habitologue® accompagne un occupant ou un propriétaire dans la compréhension globale de son logement ou de pathologies particulières, avant d’engager des travaux. Il écoute les besoins des habitants, observe le bâtiment, repère les interactions entre l’eau, l’air, les matériaux, les équipements et les usages, puis aide son client à hiérarchiser les questions à traiter.
Un Habitologue® ne remplace pas un architecte, un ingénieur structure, un bureau d’études thermiques, un diagnostiqueur réglementaire, un maître d’œuvre ou un artisan. Son rôle consiste à aider à la prise de décision, à relier des sujets souvent traités séparément et à orienter vers les spécialistes qui s’avéreraient nécessaires.
D’où vient cette activité d’Habitologue ® ?
En octobre 2019, Claude Lefrançois, cofondateur de Soigner l’Habitat, publiait dans Build Green un article intitulé « Généraliste du bâtiment, le chaînon manquant ? », toujours disponible sur le blog de Soigner l’Habitat. Il y posait trois questions :
- Comment satisfaire les occupants dans leurs attentes, dans le respect des bâtis ?
- Comment éviter d’empiler des solutions performantes prises isolément, parfois incompatibles entre elles ou avec le bâti existant ?
- Comment prendre en compte les bâtis anciens, s’appuyer sur leurs qualités et corriger leurs limites, avec des matériaux pensés pour eux plutôt que pour le neuf ?
L’activité d’Habitologue® est née de ces questions. Il a fallu dessiner les contours d’une approche globale qui s’intègre à la grande famille des professionnels du bâtiment, sans empiéter sur leurs spécialités.
Pourquoi ce besoin d’un Habitologue ® ?
Une intervention sur un bâti existant commence rarement par une vision globale. Elle est souvent déclenchée par un symptôme de désordre ou une offre commerciale : une pièce froide, un mur humide, des fenêtres à changer, une chaudière vieillissante, un devis d’isolation.
Chaque professionnel apporte le regard de son métier. Le menuisier maîtrise les fenêtres, le chauffagiste le chauffage, l’entreprise d’isolation, l’isolation. Ces compétences sont indispensables. Mais le propriétaire doit encore comprendre l’ordre des interventions et les effets d’une décision sur le reste du bâtiment :
- Changer les menuiseries extérieures modifie l’étanchéité du bâti, donc le renouvellement de l’air.
- Intervenir sur un mur humide sans traiter la cause de l’humidité peut déclencher des désordres en cascade.
- Isoler un mur agit sur son comportement hygroscopique et sa perméance, ce qui peut mettre en cause le fonctionnement de l’isolation elle-même.
- Installer un chauffage plus puissant peut masquer une paroi froide sans traiter sa cause.
- Refaire un sol peut déplacer l’humidité vers les murs.
Une bonne solution prise isolément peut devenir une mauvaise décision si elle est appliquée à mauvais escient ou au mauvais moment. L’activité d’Habitologue® a été créée précisément à cet endroit : avant la prescription, avant les travaux, au côté du maître d’ouvrage.
Ce que fait concrètement un Habitologue ®
L’intervention part de deux réalités : le bâtiment, et ceux qui l’occupent ou l’exploitent.
L’Habitologue® cherche d’abord à comprendre les attentes. Une température jugée confortable par une personne ne le sera pas nécessairement par une autre. Un propriétaire peut privilégier la baisse de ses consommations, la qualité de l’air, la préservation de matériaux anciens, le confort d’été, un budget ou une réalisation progressive des travaux.
Il observe ensuite le bâtiment : implantation, orientations, histoire, matériaux, transformations déjà réalisées, entretien passé, désordres visibles, pathologies possibles liées aux transformations ou aux changements d’usage, entrées d’eau, ventilation, chauffage, parois et revêtements. Les évolutions climatiques à anticiper font partie de l’analyse.
L’analyse s’organise autour de plusieurs familles de questions, les plus courantes portant sur :
- le confort d’hiver et d’été
- la salubrité, notamment l’air et l’humidité
- l’énergie et les ressources consommées, tant à l’exploitation que pour les travaux
- la pérennité du bâtiment et la compatibilité des interventions
L’objectif n’est pas de remettre au client un catalogue de travaux. Il est de lui transmettre une lecture compréhensible de son habitat : distinguer les urgences des améliorations facultatives, séparer ce qui est normal et sans danger de ce qui annonce un désordre à corriger absolument, et identifier les études complémentaires nécessaires.
Le fruit le plus important d’une intervention tient moins à un document qu’à une transmission de compréhension. Un maître d’ouvrage qui a compris les relations entre lui, son habitat et ses usages peut hiérarchiser ses choix, dialoguer avec les professionnels, refuser une intervention inutile ou incompatible avec une autre, passée ou prévue. L’Habitologue peut aussi l’aider à comparer les apports et les limites d’un matériau, d’une technique ou d’un système face aux alternatives. Il compare et informe ; il ne prescrit pas. Sa neutralité vis-à-vis des autres acteurs du « bâtiment » le positionne en tiers de confiance.
Ces observations et échanges ne remplacent pas une étude instrumentée, une note de calcul, un diagnostic réglementaire ou une mission de conception. Symétriquement, une étude instrumentée ou un calcul, sortis de leur contexte global, peuvent conduire à des lacunes d’interprétation. Les deux approches se complètent.
Ce qu’un Habitologue ® ne fait pas
Une approche globale ne signifie pas une compétence illimitée.
Sauf s’il possède par ailleurs les qualifications, assurances et contrats nécessaires, un Habitologue® n’a pas vocation à :
- établir une note de calcul structure ;
- réaliser un audit énergétique réglementaire ;
- établir un diagnostic immobilier réservé à un diagnostiqueur certifié ;
- concevoir et diriger des travaux relevant d’une mission de maîtrise d’œuvre ;
- dimensionner seul un équipement technique complexe ;
- se substituer à un architecte qui reste celui qui réalise la conception finale et en assure éventuellement la coordination et ce, au minimum, que son intervention soit obligatoire ou pas ;
- conclure sur la dangerosité sanitaire d’une exposition sans mesure ni évaluation d’un professionnel compétent ;
- prescrire des travaux comme s’il en garantissait la conception ou la réalisation.
Lorsqu’il rencontre une fissure inquiétante, un doute structurel, une contamination, un risque électrique ou une situation relevant d’une étude thermique, son travail consiste à le signaler et à recommander à son client la consultation du professionnel compétent.
Cette capacité à passer le relais n’est pas un aveu d’incompétence. C’est une compétence professionnelle.
Généralistes et spécialistes : des rôles complémentaires
Le bâtiment réunit des métiers spécialisés pour de bonnes raisons. L’architecte conçoit et coordonne. L’ingénieur calcule. Le diagnostiqueur certifié intervient dans un cadre réglementaire. Le bureau d’études modélise et dimensionne. L’artisan maîtrise la mise en œuvre de son lot.
L’Habitologue intervient en amont ou en complément. Il aide le maître d’ouvrage à formuler son besoin, à comprendre les interactions et à préparer les bonnes questions. Il facilite la collaboration entre les professionnels, sans prendre leur place : ni pour préconiser une solution à mettre en œuvre, ni pour dimensionner, ni pour choisir une technique, un matériau ou un système, ni pour réaliser, ni pour régler ou entretenir. Par contre, et c’est le plus important, il saura expliquer le bénéfice espéré habituellement des différentes solutions du marché.
La question se pose dans les deux sens : chacun des spécialistes maîtrise son art, mais qui évalue la compatibilité d’une solution avec le bâti existant, les effets d’un choix sur le fonctionnement d’un autre lot, la cohérence des interventions les unes avec les autres ? C’est ce rôle de mise en cohérence que le généraliste formé à l’approche globale occupe, sans se substituer à ces métiers.
Un architecte ou un artisan peuvent eux-mêmes acquérir cette méthode d’analyse globale et l’intégrer à leur pratique. Un Habitologue issu d’une reconversion construit un réseau de spécialistes vers lesquels passer le relais. La collaboration entre eux est un plus pour le client. La rénovation gagne en qualité lorsque ces professionnels partagent leurs observations et rendent leurs hypothèses vérifiables.
Un Habitologue® peut aussi être, par ailleurs, architecte, maître d’œuvre, artisan, technicien, thermicien ou professionnel de santé. Dans ce cas, ses autres compétences restent attachées à ses diplômes, ses qualifications, ses assurances et à un contrat distinct. Elles doivent s’exercer dans le cadre d’une mission différenciée, clairement identifiée dans un même contrat ou, mieux, dans des contrats différents signés avec le client.
Soyons précis sur le statut
« Habitologue » ne correspond pas à une profession réglementée. La loi n’impose pas de diplôme d’État particulier pour exercer une activité générale de conseil sur l’habitat. La formation proposée par Soigner l’Habitat ne délivre actuellement ni titre inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), ni diplôme d’État. Elle donne lieu à une attestation de fin de parcours et, lorsque l’évaluation est réussie, à une attestation de réussite délivrée par l’organisme de formation. Elle n’est pas éligible au CPF.
Soigner l’Habitat est un organisme de formation certifié Qualiopi. Cette certification porte sur la qualité du processus de formation : information du public, définition des objectifs, adaptation aux bénéficiaires, moyens pédagogiques, qualification des intervenants, évaluation et amélioration continue. Qualiopi contrôle la conformité du processus ; il ne valide ni le contenu des enseignements ni l’appellation Habitologue. Cependant, dans le processus de conformité des questionnaires de satisfaction sont envoyés aux élèves. L’organisme, au 1/09/2026 a un taux de satisfaction de 88 % et un taux de recommandation de 100 %.
« Habitologue » est par ailleurs une marque verbale enregistrée à l’INPI (marques n° 4708564, enregistrée le 26 mars 2021, et n° 5057626, enregistrée le 3 janvier 2025), dont le titulaire est SLH EZA. L’usage commercial du nom par des tiers relève du droit des marques.
Une activité nouvelle ne gagne rien à entretenir une confusion avec un titre officiel. Nous préférons l’écrire clairement, et construire la reconnaissance par la pratique.
Comment se déroule la formation ?
La formation « Habitologue » a évolué en 2024 pour viser à obtenir le titre d’« Expert en analyse globale du confort et de la salubrité de l’Habitat ». Ses prestations futures consistent littéralement à réaliser une analyse globale du confort et de la salubrité de l’habitat avant travaux ou des expertises spécifiques sur un des terrains du confort ou de la salubrité. Elle aborde la méthode d’entretien avec l’occupant, le confort thermique, l’air, l’eau, la structure, la toiture, l’isolation, le chauffage, les normes et labels, l’accompagnement du client, et les interactions entre ces sujets. Elle se déroule en deux étapes :
Étape 1, acquérir la maîtrise de la rénovation pertinente (environ 6 mois) :
- 11 modules en vidéo, accessibles à vie, avec synthèses écrites ;
- 24 analyses in situ filmées, montrant la conduite réelle d’une analyse ;
- des études de cas en replay corrigées par l’équipe ;
- des rendez-vous hebdomadaires animés par un formateur et un suivi téléphonique ;
- QCM pédagogiques et évaluation écrite de fin d’étape.
Étape 2, la pratique (environ 3 mois) :
- 4 modules sur la restitution au client, la création de structure et le lancement de l’activité ;
- une étude de cas hebdomadaire analysée en direct (12 au total) ;
- présentation d’une étude de cas personnelle ;
- évaluation finale en présentiel, en vue du référencement sur une liste de professionnels connus de Soigner l’Habitat.
La formation réunit ainsi 15 modules et plus de 160 vidéos. Les contenus ont été développés à partir des connaissances et de l’expérience de Claude Lefrançois, ancien artisan, ancien maître d’œuvre, ancien constructeur de maisons à ossature bois, ancien responsable technique d’un fabricant d’isolant en ouate de cellulose. Ils ont été complétés par les interventions d’autres professionnels : architectes, artisans, spécialistes du bâti ancien, de l’humidité, du renouvellement de l’air et de la menuiserie, ainsi que d’un spécialiste des responsabilités et assurances.
La pluralité des intervenants compte. Aucune personne ne peut couvrir seule tout le spectre du bâtiment avec la même profondeur. Le programme évolue par la confrontation de son corpus à des sources techniques, à des retours de terrain contradictoires et à des spécialistes indépendants.
Comment les acquis sont-ils validés ?
Suivre des vidéos ne suffit pas à établir une capacité professionnelle. L’évaluation vérifie que le candidat sait :
- écouter et reformuler les attentes d’un occupant ;
- observer méthodiquement un bâtiment ;
- distinguer un fait, une hypothèse et une conclusion ;
- relier plusieurs désordres sans inventer une causalité ;
- hiérarchiser les investigations et les actions ;
- présenter plusieurs options plutôt qu’une recette unique ;
- reconnaître une situation qui exige un spécialiste ;
- restituer son analyse dans un langage compréhensible.
L’attestation de réussite, interne à l’organisme, n’est pas l’équivalent d’un diplôme d’État ni d’un titre professionnel reconnu. Soigner l’Habitat prépare actuellement une démarche visant à attribuer une certification reconnue à sa formation principale.
Peut-on accéder à cette activité dans le cadre d’une reconversion ? Oui, car le conseil général sur l’habitat n’est pas réservé par la loi à un diplôme particulier. Cependant une reconversion ne confère aucune compétence par elle-même. Une personne qui débute doit acquérir des connaissances, pratiquer sur des cas réels, apprendre à observer sans conclure trop vite, documenter ses hypothèses et savoir précisément ce qu’elle n’est pas autorisée ou habilitée à faire. Le parcours antérieur compte : un artisan expérimenté ne démarre pas comme un architecte, qui ne démarre pas non plus comme une personne étrangère au bâtiment. La formation tient compte de ces écarts, et la validation finale vérifie une capacité réelle à conduire une analyse, pas seulement la mémorisation de cours.
Qui exerce cette activité aujourd’hui ?
Près de 500 personnes ont été formées par Soigner l’Habitat. Parmi elles figurent des architectes, des maîtres d’œuvre, des ingénieurs et techniciens du bâtiment, des artisans, des diagnostiqueurs et auditeurs, des salariés issus du secteur, ainsi que des particuliers ayant construit ou rénové leur propre habitat et des personnes en reconversion.
La question sérieuse n’est pas « vient-il du bâtiment ? ». Les bonnes questions sont : qu’a-t-il appris, qu’a-t-il pratiqué, que sait-il expliquer, dans quel périmètre intervient-il, et vers qui passe-t-il le relais ?
Quelle responsabilité porte l’Habitologue ® ?
L’absence de profession réglementée ne signifie pas absence de responsabilité.
Comme tout prestataire, l’Habitologue® doit définir sa mission, informer son client, exécuter le contrat avec sérieux et répondre des fautes commises dans son périmètre. La nature exacte de ses obligations dépend du contenu de la mission, de son statut, des actes accomplis et des engagements contractuels.
Avant toute intervention, le client doit pouvoir connaître :
- l’identité et le statut juridique du professionnel ;
- le contenu précis de la prestation ;
- ce qui est inclus et exclu ;
- le prix et les conditions de paiement ;
- le type de restitution prévu ;
- les assurances souscrites et les activités déclarées à l’assureur ;
- la procédure de réclamation ou de médiation.
Une assurance responsabilité civile professionnelle doit correspondre aux activités réellement exercées. Une assurance générique ne garantit pas automatiquement tous les actes de conseil, de conception ou de maîtrise d’œuvre.
Comment reconnaître un Habitologue ® sérieux ?
Le titre affiché ne suffit pas. Avant de choisir un professionnel, il est légitime de lui demander :
- Quelle formation et quelle expérience avez-vous ?
- Pouvez-vous me donner des exemples de bénéfices obtenus par vos clients ?
- Comment pensez-vous procéder pour répondre à mes questions ?
- Quelles mesures réalisez-vous, et avec quels outils ?
- Quelles missions refusez-vous ?
- Avec quels architectes, bureaux d’études ou artisans travaillez-vous ?
- Quelle assurance couvre précisément votre intervention ?
- Recevez-vous une rémunération liée aux travaux ou aux produits conseillés ?
Un professionnel sérieux ne promet pas de tout résoudre en une visite. Il explique les limites de ce qu’il voit, les investigations manquantes et les raisons de ses recommandations.
L’indépendance doit pouvoir être vérifiée
La Charte des Habitologues pose un principe d’indépendance : le conseil doit être motivé par les attentes de l’habitant et les contraintes du bâtiment, sans dépendre de la vente d’un matériau ou d’un chantier.
Ce principe doit se traduire dans les faits. Toute commission, affiliation, partenariat commercial ou rémunération apportée par un tiers doit être déclarée au client. Si un Habitologue exerce également comme artisan, maître d’œuvre ou vendeur, les deux rôles doivent être distingués dans les contrats et dans la présentation des options.
L’indépendance n’est pas une qualité que l’on s’attribue. Elle se démontre par un modèle économique lisible et par la transparence sur les intérêts en présence.
Et la salubrité ?
Confort et salubrité sont les deux cibles de l’analyse globale. Sur la salubrité, le constat est documenté : nous passons en moyenne 85 % de notre temps dans des espaces clos, et l’air intérieur peut y être plus pollué que l’air extérieur (sources : Ministère de la Transition écologique, données OQAI). L’ANSES travaille depuis des années sur les polluants de l’air intérieur, dont les moisissures : voir sa page « Agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur ».
C’est pourquoi l’analyse d’un Habitologue ne se limite jamais aux consommations d’énergie. Le confort thermique, le confort phonique, le confort visuel, le confort ergonomique, la pérennité du bâti, le confort financier (coûts d’entretien et de chauffage prévisibles) et le confort mental (sérénité face aux décisions de travaux) font tous partie du périmètre.
Questions fréquentes
« N’importe qui peut-il s’autoproclamer Habitologue ® ? »
L’activité n’étant pas réglementée, aucun diplôme d’État n’est légalement exigé pour proposer un conseil général sur l’habitat. L’utilisation commerciale du nom Habitologue® relève en revanche du droit des marques : la marque est enregistrée à l’INPI et détenue par SLH EZA. Dans tous les cas, l’appellation seule ne prouve pas la compétence. Soigner l’Habitat réserve son référencement aux personnes ayant satisfait à son parcours et à ses évaluations.
« Pourquoi ne pas faire directement appel à un architecte ou à un thermicien ? »
Lorsqu’une mission relève de leur métier, il faut faire appel à eux. L’Habitologue® intervient sur un autre besoin : clarifier les attentes, observer l’ensemble du logement, repérer les interactions et préparer les décisions avant de commander des études ou des travaux. Certains architectes et thermiciens utilisent d’ailleurs cette méthode en complément de leur profession, et font partie des personnes formées.
« Une vision globale ne conduit-elle pas à parler de tout sans rien maîtriser ? »
Ce risque existe si le professionnel confond mise en relation et expertise spécialisée. Une approche globale sérieuse consiste à repérer les liens, à formuler les bonnes questions et à solliciter les compétences approfondies quand elles sont nécessaires. Elle n’ouvre ni la compétence juridique ni la compétence professionnelle pour conclure sur tout.
« L’Habitologue® a-t-il une obligation de résultat ? »
Une mission de conseil ne garantit pas qu’un bâtiment atteindra un résultat après des travaux que le conseiller ne conçoit ni ne réalise. Elle crée néanmoins des obligations contractuelles : respecter la mission, informer, alerter, restituer les observations convenues et ne pas dépasser son champ de compétence. La qualification juridique exacte s’apprécie selon chaque contrat.
Nos engagements
Soigner l’Habitat s’engage à faire progresser cette activité par la transparence :
- publier un référentiel clair des compétences évaluées ;
- distinguer les connaissances communes des spécialisations individuelles ;
- rendre visibles le statut de la formation et la nature des attestations remises ;
- formaliser les limites de mission et la matrice d’orientation vers les spécialistes ;
- vérifier l’adéquation des assurances des professionnels référencés ;
- documenter les mises à jour du corpus technique ;
- créer une procédure de retour, de réclamation et d’amélioration ;
- soumettre les sujets techniques controversés à des relectures externes ;
- poursuivre la procédure d’inscription de la certification et communiquer sur ses résultats.
Une activité se défend par sa pratique
Le besoin auquel répond l’Habitologue® est réel : avant de dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros, un propriétaire doit comprendre son bâtiment, ses propres priorités et les conséquences possibles de ses choix.
Créer une appellation ne suffit pas à répondre à ce besoin. Il faut une méthode, une formation exigeante, des évaluations, des limites claires, des assurances adaptées, des professionnels spécialisés auxquels passer le relais et des résultats que le client peut apprécier.
Depuis ses débuts, l’expérience de Soigner l’Habitat montre que la remise à plat des priorités aboutit le plus souvent à écarter des interventions inutiles, dont le coût cumulé dépasse celui de l’analyse.
C’est sur ces critères que l’activité d’Habitologue doit être jugée. C’est aussi sur ces critères que Soigner l’Habitat entend la faire progresser.
Sources et documents utiles
- Service Public, Créer une entreprise : vérifier si l’activité envisagée est réglementée.
- Service Public, Professions libérales réglementées et non réglementées.
- Ministère du Travail, Qualiopi, marque de certification qualité des prestataires de formation.
- Ministère de la Transition écologique, Qualité de l’air intérieur.
- ANSES, Agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur.
- Soigner l’Habitat, Habitologue, pour faire quoi ? Comment ?
- Soigner l’Habitat, Formation Expert en analyse globale du confort et de la salubrité de l’Habitat.
- Habitologue.com, Charte des Habitologues.
- Verre & Menuiserie Actualités, Habitologue : un concept pour soigner son habitat.